LES FÊTES DE LA MUSIQUE : 0 € VS 60 €
Chronique : Cécile Botton / photos : Centre Culturel de Dison
Ces deux derniers weekend se tenaient un peu partout les fêtes de la musique. À l’heure des coupes budgétaires, ces festivités gratuites pour les spectateurs risqueraient bien de disparaitre. Petit retour sur la journée organisée par le centre culturel de Dison. À l’affiche : André Borbé, Cumali Bulduk Quartet, Dyna, Lewis and the Soul Caravan, Orlane ainsi que diverses animations tout public. Sans subside, celle-ci aurait couter 60 € à chaque spectateur. Une somme que beaucoup de famille n’aurait pu se permettre !
La culture ouverte à tous
C’est en famille que j’ai rejoint le Parc d’Ottomont ce dimanche après-midi ; sans subvention, cette sortie m’aurait couté 360 € ! Alors que le pouvoir d’achat diminue de jour en jour, qui pourrait encore s’offrir une telle escapade. On oublie souvent que pour certains, ce type d’événements est la seule possibilité de s’ouvrir à la culture. Or, on sait que la culture a de multiples effets positifs sur une population : favoriser son bien-être, son sentiment d’appartenance et d’inclusion, développer sa curiosité, son empathie, sa créativité, l’ouvrir au monde, lutter contre la discrimination… La culture est un droit !
Sans subvention, c’est toute une frange de la population qui n’y aurait plus accès et quand on voit les étoiles dans les yeux des enfants écoutant André Borbé, ce serait bien dommage.
Une belle affiche
C’est André Borbé qui a ouvert les festivités avec son spectacle « Le monde des possibles ». Un concert qui charme les petits et grands par ses mélodies… Des textes qui emmènent les adultes sur la voie de la réflexion, sur les chemins des remises en question. Remises en question tellement d’actualité avec les vagues de chaleur qui se succèdent !
Cumali Bulduk Quartet et leurs curieux instruments prennent la suite ! Saz — luth turc —, harpe, violon, flûte et percussions nous ont offert un subtil cocktail d’influences variées. Allant des chants populaires turcs, baroques, japonais et alévis aux compositions personnelles, leurs sons envoutants bousculent les mentalités et repoussent les limites des mondes connus.
Après la douceur du Quartet, Dyna, Lewis and the Soul Caravan ont réveillé les foules avec un show qui laisse sans voix. Portés par huit musiciens d’exception, les deux chanteurs, Dyna et Lewis, sont en totale harmonie ! Le groupe progresse à pas de géant : où s’arrêteront-ils ? Une musique qui fait du bien… Que du bonheur !
Des concert mais pas que…
Entre les concerts, nous avons eu l’occasion de découvrir les joutes d’Échasseurs namurois. Cette tradition ancestrale, vieille de plus de 600 ans, a été reconnue comme patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2021. Pour le plus grand plaisir des petits et grands, il a été proposé au public d’essayer les échasses… Vraiment pas facile !
Du village gourmand au village d’enfants, chacun pouvait trouver son bonheur et même s’essayer à la chanson lors des karaokés ! Que ça fait du bien de trouver un lieu apaisant où chacun peut déambuler en toute sécurité et vivre un moment suspendu !
Merci pour cette organisation sans faille et un grand bravo à l’équipe ! Espérons que tout un chacun comprenne l’importance de la culture et la nécessité de la subsidier !