Ce samedi 25 juillet, c’était la journée des performances XXL aux Francofolies de Spa, avec notamment Puggy, Hooverphonic et le légendaire Sting. Sans oublier la prestation remarquable des Remarquables. Retour sur une journée qui restera gravée dans la mémoire du public.
« Hé, regardez : il joue de la guitare avec un skateboard ! »
Ceci n’est pas une blague : Thomas Frank Hopper, qui a ouvert la scène Pierre Rapsat hier, joue bel et bien d’un instrument appelé lapboard, conçu à partir d’une planche de skate. Avec, il réalise des prouesses qui nous rappellent que la seule limite que les créateurs s’imposent est le ciel — et encore ! Un autre objet destiné à faciliter la vie des chanteurs a pourtant failli voler la vedette à la tête d’affiche du jour.
« Je crois qu’il y a un problème de micro », a-t-on entendu au début du set de Sting : impensable. Pourtant, pendant quelques minutes, de stridents grincements nous ont fait craindre le pire. Fort heureusement, l’outil de travail de la star britannique a vite cessé ses simagrées. En obtempérant enfin, il nous a permis d’assister aux prouesses d’un septuagénaire prouvant avec brio que l’âge n’est qu’un chiffre. Alternant moments d’émotion et morceaux survoltés, l’artiste aux multiples talents nous a transportés dans un autre monde pendant plus d’une heure.
Disons plutôt qu’il nous a permis de poursuivre un rêve éveillé déjà bien entamé : nous sortions à peine du set du groupe belge Puggy, fidèle à sa réputation. Quelle présence sur scène, quelle virtuosité ! On serait presque tenté de banaliser l’excellence tant cette formation musicale accumule les coups d’éclat.
Et que dire de la performance d’Hooverphonic ? Tout simplement géniale. On se serait cru à l’Orchestre Philharmonique de Liège. Un des membres du groupe nous a d’ailleurs gentiment fait remarquer qu’il y avait plus de musiciens sur scène durant leur passage que dans l’ensemble des formations qui s’étaient produites sur la Pierre Rapsat la veille.
Cependant, malgré une concurrence rude, notre coup de cœur du jour reste Les Remarquables. Voir des artistes en situation de handicap offrir un tel spectacle était tout simplement splendide. Ils nous ont prouvé qu’en dépit des contraintes physiques, on peut exceller et croire en ses rêves.
Paradoxalement, Les difficultés des rêves se trouve être le titre du dernier album de Jeronimo, qui s’est également produit ce samedi 25 sur la scène du Parc. S’il vous reste encore un brin d’énergie, ne manquez sous aucun prétexte le grand final des Franco ce dimanche 26 juillet.