COURTS D’ÉCOLE, LA RELÈVE EST ASSURÉE !

Rédaction et photos : Lucas Gilson

Ce vendredi 6 mars 2026, pour la première fois, le festival Courts d’École s’installe à Liège au B3. Organisée par l’Camera-etc, cette journée dédiée au court métrage d’animation a mis à l’honneur une nouvelle génération de réalisateurs belges et français qui ont oscillé entre projections, rencontres professionnelles et démonstration artistique.

Cette veille de week-end aura surtout été la vitrine d’une génération montante. À l’écran, les jeunes talents belges et français ont déroulé une palette impressionnante de styles et d’univers. Animation traditionnelle, expérimentations graphiques, récits poétiques ou propositions plus sombres : chaque film affirmait sa propre identité. Une constante toutefois : la qualité. Preuve que ce cinéma, souvent considéré comme de niche, n’a rien d’un art marginal et peut compter sur une relève particulièrement inventive.

© Lucas Gilson
© Lucas Gilson

Première séance

La première séance de projection, longue d’une heure et demie, a donné le ton. Elle fut suivie d’une conférence consacrée aux mécanismes de financement disponibles en Province de Liège, un passage essentiel pour celles et ceux qui envisagent de transformer leur passion en carrière. Une manière concrète d’ouvrir des perspectives aux jeunes illustrateurs et animateurs présents dans la salle.

Après une courte pause, place à la transmission. Une masterclass réunissait la réalisatrice Naomi Van Niekerk, le producteur Olivier Catherin et le producteur Bastien Martin. Ensemble, ils ont levé le voile sur les coulisses de la création animée : la relation parfois délicate entre réalisateur et producteur, les compromis nécessaires pour mener un projet à terme, mais aussi les réalités économiques et artistiques du secteur.

Le moment le plus spectaculaire de la journée est sans doute venu ensuite. Devant un public captivé, Naomi Van Niekerk a proposé une démonstration d’animation sur sable en direct. Une performance aussi pédagogique qu’hypnotique. Questions du public, réponses dessinées en temps réel, textures façonnées sous les doigts : chacun pouvait observer comment naît une animation organique et fluide. Dans la salle, des fragments de pellicule 35 mm circulaient également, révélant le travail minutieux de retouche manuelle effectué par l’artiste.

© Lucas Gilson
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Seconde Séance

La seconde séance de projections, destinée à un public plus adulte, est venue compléter la première avec des récits souvent plus graves et plus introspectifs. Les thèmes se sont diversifiés, abordant des sujets plus matures sans jamais perdre la richesse esthétique propre au format court.

La journée s’est finalement conclue autour d’un verre, moment privilégié pour prolonger les discussions avec les jeunes réalisateurs présents et favoriser les rencontres entre passionnés, étudiants et professionnels.

Publié le 9 Mars 2026 par
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