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Alors que les dernières notes ont fini de vibrer sur la Cité ardente, le bilan du dernier jour du Uhoda Jazz à Liège ne se dessine pas seulement sur scène, mais dans l’intimité des loges et l’effervescence des logistiques invisibles. Entre rencontres fortuites, générosité spontanée des artistes et une ville transformée en scène à ciel ouvert, immersion dans l’envers du décor d’un cru exceptionnel.

« Mon coup de cœur, c’est la gestion du festival à l’entrée. » Par ces mots, un dénommé Kirill résume une réalité souvent occultée : la réussite d’un événement tient d’abord à ceux qui en gardent les portes. Il souligne ainsi le professionnalisme exemplaire des vigiles, piliers d’une organisation fluide. Et, à un moment anodin, comme un clin d’œil à son constat, le hasard provoque une rencontre mémorable pour lui. Il a pu échanger avec le responsable du système son de Tomorrowland — référence absolue et mondialement reconnue comme la meilleure sonorisation au monde. Et, comme ce festivalier, nous avons été témoins de moments de grâce là où on ne les attendait pas. Prenez Vaague, le projet immersif du batteur Antoine Pierre. Son voyage entre batterie et électronique était initialement conçu pour les 9-14 ans. Pourtant, la magie a opéré bien au-delà des âges. Un adulte nous confiait d’ailleurs, avec une pointe d’émerveillement, que ce concert pour enfants restait le moment qui l'avait le plus touché du festival, prouvant que la créativité n’a pas de cible démographique.

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L’ADN de cette édition restera sans doute la proximité désarmante entre les artistes et leur audience, faisant tomber la frontière entre la scène et la fosse. Autant Glass Museum que Selah Sue et sa troupe ont marqué les esprits : à peine sortis de scène et changés, ils ont rejoint le public directement dans la salle principale du Reflektor. Quant au Regina, il n’était pas en reste avec un final époustouflant de Dyna, Lewis and the Soul Caravan. Avec leur performance stupéfiante, le groupe a poussé les festivaliers dans leurs derniers retranchements jusqu’à l’épuisement total. Pour récompenser ceux qui ont tenu jusqu’au bout de la nuit, les musiciens ont fait preuve d’une générosité rare : pas de simples tournées générales, mais un bar ouvert où coupes, bières et eau étaient offertes gracieusement et à volonté. Un geste de pure classe qui a transformé la fin de soirée en une célébration fraternelle.

Cela étant, le Jazz à Liège ne s’est pas enfermé entre quatre murs. Samedi après-midi, une fanfare faisait vibrer les pavés devant la fontaine de la place Cathédrale. Quelques pas plus loin, sur la passerelle La Belle Liégeoise, un guitariste électrique déployait une virtuosité certaine face au vent, tandis qu’au parc de la Boverie, un chanteur occupait l’espace avec tout son matériel. Durant tout ce week-end, l’esprit du jazz ne s’est pas contenté de fréquenter les salles de concert : il a littéralement irrigué chaque coin de rue, prouvant que Liège, plus que jamais, bat au rythme de l’improvisation.



 

Publié le 12 Mai 2026 par
Patrick Ndibwalonji

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