Avec À l’épreuve du vice, Alexandre Lollo signe un premier roman publié chez Empaj Éditions, conçu comme un jeu de piste littéraire à travers Liège. Entre enquête feutrée et narration fragmentée, l’auteur nous entraîne dans une traversée urbaine où chaque rencontre ouvre une brèche et où les trajectoires humaines se dévoilent lentement, dans une atmosphère chargée de secrets.
« L’histoire, ce n’est pas moi qui l’ai inventée. Elle existait déjà. Moi, je ne suis que l’instrument qui l’écrit. » À entendre cette affirmation, on pourrait croire que le livre d’Alexandre Lollo s’inspire d’un fait divers réel. Il n’en est rien. Ce que l’auteur souhaite exprimer, c’est qu’en rassemblant ses idées et en tentant de leur donner une cohérence, on parvient parfois à faire émerger des évidences, lesquelles débouchent souvent sur un récit structuré. C’est précisément ce qui s’est produit avec À l’épreuve du vice.
Prenons Clara Nolden, son personnage principal : elle est directement née d’anecdotes racontées par des amies célibataires avec enfants. Celles-ci lui ont confié les difficultés qu’elles rencontraient pour élever leur progéniture. Et, paradoxalement, à la lecture du roman, on a parfois l’impression qu’il a été écrit par une femme. Parmi ses sources d’inspiration figurent d’ailleurs Agatha Christie et Albert Camus, pour ne citer qu’eux.
« Mon but est de permettre à une génération qui ne lit plus beaucoup d’avoir envie de terminer un bouquin », nous confie Alexandre lorsque nous l’interrogeons sur ses motivations. Pour y parvenir, il a imaginé un dispositif narratif destiné à maintenir l’attention du lecteur. Celui-ci consiste à construire son roman comme un jeu de piste, où les informations ne sont pas livrées dans l’ordre chronologique.
On suit ainsi tour à tour Clara Nolden, ex-profileuse française chargée d’enquêter sur le fiancé d’une milliardaire ; Régina et Franz, deux anciens amoureux qui se retrouvent via un réseau social après s’être perdus de vue ; et une femme mystérieuse prénommée Sonia.
« J’écris d’abord les dialogues, puis seulement ensuite les descriptions », explique Alexandre, laissant entrevoir l’esprit méthodique qui se cache derrière cette complexité maîtrisée. Il confie également rédiger principalement le soir, réservant ses matinées à l’organisation de ses idées.
Quoi qu’il en soit, son mode opératoire semble porter ses fruits : en à peine deux ans, il a publié un roman, en a achevé deux autres, finalisé un recueil de nouvelles prévu pour septembre 2026 chez Palmyre Éditions, et s’apprête à entamer un quatrième ouvrage.
Pour se procurer À l’épreuve du vice, il est possible de passer par le site d’Empaj Éditions ou de le commander auprès de son libraire. Et pour celles et ceux qui souhaitent une dédicace, Alexandre Lollo sera présent à la Foire du Livre de Bruxelles le 28 mars prochain.