Festival de Liège, Fonck en folie

Rédaction : Julie Bernardi et Patrick Ndibwalonji Badibanga / Photos: Dominique Houcmant - Goldo

Déjà les deux dernières semaines du Festival de Liège et toujours autant d’entrain ! Avec les pièces Dies blanc, Amours (2), Pouvoir, The Examination et Overload, nous rentrons carrément dans une autre dimension ! Suivez-nous et venez faire le plein d’émotions !

Pouvoir

Pouvoir

« C’est historique, pour la première fois, une marionnette va écrire l’histoire ». Mais que se passe-t-il ? Pourquoi ce pantin censé être manipulé par ses marionnettistes se rebelle-t-il ? « Ce ne sont pas ces trois-là qui me donnent la vie, c’est vous », ajoute même le guignol bien décidé à ne plus jouer ce spectacle qui l’ennuie tant. En le regardant, nous avons effectivement l’impression qu’il est vivant. Et profitant de notre confusion, l’automate nous soumet à un vote : les marionnettistes ou lui. Évidemment, au vu de la sympathie qu’il dégage, notre décision est sans appel. Ce sera sa liberté ou rien. À la fin, nous assistons même à une scène fantastique. Sans que nous sachions comment, la marionnette arrive à bouger légèrement alors qu’elle est seule sur scène. Et c’est sur un tonnerre d’applaudissements que se conclut ce spectacle ahurissant qui nous aura autant surpris que diverti.

Dies Blanc

Dies blanc

Dies blanc, pièce écrite et mise en scène par Fabrice Murgia, nous plonge directement dans une ambiance lourde et pesante. Bien que jouée en espagnol sous-titré français, l’histoire est si prenante qu’on en oublie vite la barrière de la langue et les deux petites heures que dure le spectacle passent en un clin d’œil. Retransmises sur grand écran en direct, les scènes sont filmées par les comédiens de la troupe Cie Artara, chacun alternant constamment entre son rôle de cameraman et celui de comédien. ne. L’histoire racontée par cette pièce ainsi que les différents thèmes abordés (violences policières, militantisme, réseaux sociaux, traumatismes, futur…) forment une véritable satire de la société actuelle. Enfin, l’adaptation du décor ou du visage des acteurs lorsque s’écoulaient des années devant nos yeux laissa le public sans voix, et ce, grâce à l’utilisation de filtres pour vieillir leurs visages, par exemple.

Amours (2)

Amours (2)

Amours (2) est une pièce créée par Joël Pommerat et interprétée par 3 comédiens, d’anciens détenus de la Maison Centrale d’Arles, et 3 comédiennes. L’histoire décrit la diversité des formes d’amour pouvant exister entre deux individus, et ce, via différents tableaux scéniques. La mise en scène était originale, la pièce ayant débuté avec deux comédiens assis dans le public qui se disputaient. L’absence de scène (qui était en fait un simple espace vide entouré des chaises du public) permit de flouter la limite entre les comédiens et les spectateurs, et facilita l’empathie à leur égard, nous sentant tous concernés par ce thème universel. 

The Examination

The Examination

The Examination est une pièce des Brokentalkers (Feidlim Cannon et Gary Keegan), une compagnie irlandaise. Un sujet difficile et délicat y est abordé : la santé mentale des prisonniers. Les droits de l’homme s’appliquent-ils à eux aussi ou pouvons-nous les réduire à de simples animaux ? Devons-nous utiliser l’argent du contribuable pour rénover les prisons afin que les prisonniers n’aient, par exemple, pas à faire leurs besoins devant d’autres êtres humains, afin qu’ils préservent le peu de dignité qu’ils ont ? Autant de questions soulevées par ce spectacle poignant. C’est Willie White, lui-même incarcéré à plusieurs reprises dans sa jeunesse, qui interprète le rôle du prisonnier. Il est accompagné sur scène par une sorte de présentateur, jouant à l’avocat du diable, qui interroge notre prisonnier de questions auxquelles certains de font que penser. Une pièce saisissante de justesse qui remet en question le système carcéral actuel mais aussi, plus largement, la société en général.

Overload

Overload

Overload a été mise en scène et interprétée par la troupe Sotterraneo. En italien sous-titrée français, cette pièce débute par un comédien, se présentant comme l’écrivain David Foster Wallace, qui tente de raconter sa vie et ce par quoi il est passé. Je dis bien « tente » puisqu’il est sans arrêt interrompu dans sa tâche par des pop-ups publicitaires, déviant continuellement l’attention du public sur diverses scènes sans lien entre elles. C’est donc finalement à une flopée de situations plus étranges les unes que les autres ainsi qu’à une cacophonie sans nom que nous assistons plutôt qu’au récit de la vie de l’écrivain. Ce spectacle nous invite à nous questionner sur l’impact qu’ont ces informations constantes, qui nous arrivent de toutes parts, sur notre cerveau, réduisant ainsi considérablement notre temps de concentration, même pour les actions pour lesquelles une seconde d’inattention peut nous être fatale… 

Publié le 24 Février 2023 par
Julie Bernardi, chroniqueuse
Patrick Ndibwalonji

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